Loza Maléombho, une identité africaine sans frontières esthétiques

D’Abidjan à New York
Née au Brésil, d’origines ivoirienne et centrafricaine, Loza Maléombho grandit à Abidjan avant de poursuivre son parcours aux États-Unis. Diplômée de l’Université des arts de Philadelphie en 2006, elle rejoint New York pour acquérir une expérience dans la mode. Elle lance sa marque en 2009.
Cette circulation entre plusieurs pays nourrit un regard qui ne se satisfait pas des catégories habituelles. Son projet ne consiste pas à produire une image uniforme de « l’Afrique », mais à travailler des références culturelles précises dans un langage contemporain.
Produire en Côte d’Ivoire
Installée à Abidjan, Loza Maléombho fait du travail avec les matières et les savoir-faire locaux une composante de son projet. Dans ses entretiens, elle explique notamment vouloir répondre à la faible représentation des codes culturels et des esthétiques africaines dans la mode internationale.vogue+1
Ses créations font ainsi apparaître des références identifiables sans se limiter à la reproduction de costumes. Une veste, une fermeture ou un accessoire peuvent devenir les supports d’une réinterprétation. Les attaches dorées en forme de masques baoulé figurant sur certaines de ses pièces illustrent cette démarche.
Beyoncé, une visibilité qui amplifie le projet
En 2020, Beyoncé porte une veste noire et blanche de Loza Maléombho dans le clip Already, intégré au projet Black Is King. La collaboration fait suite à un contact engagé par l’équipe de la chanteuse après la découverte de ses créations sur Instagram.
Cette exposition internationale constitue une étape de reconnaissance, mais elle n’est pas l’origine de son travail. La marque possède déjà son histoire, ses recherches et son ancrage de production. L’intérêt du parcours réside précisément dans ce mouvement : atteindre une audience mondiale à partir d’une proposition construite depuis Abidjan.



