Angybell, une créatrice entre discipline administrative et liberté artistique

Deux vies professionnelles
Sous le nom d’Angybell se trouve Angèle Amoussou, une personnalité dont le parcours associe deux univers rarement rapprochés : les douanes et la mode. Colonel des douanes ivoiriennes, elle donne une dimension professionnelle à son activité créative en fondant Angybell Création en 1986.
Ce double engagement fait l’originalité de sa trajectoire. La carrière administrative n’empêche pas l’affirmation d’une maison de couture ; elle accompagne, pendant une partie de son parcours, une autre forme de travail et de représentation publique.
Le vêtement comme recherche plastique
Les créations d’Angybell puisent notamment leur inspiration dans la poterie et la peinture. Cette relation aux arts plastiques se traduit par une attention aux motifs, aux surfaces et à la composition du vêtement. Son travail du raphia fait également partie des éléments associés à sa signature.
La matière n’est donc pas seulement choisie pour habiller : elle sert à construire une proposition visuelle. Cette démarche situe ses vêtements à la rencontre de la couture et de la recherche décorative, sans les réduire à une simple démonstration technique.
Une place dans les rendez-vous de la mode
Angybell participe aux manifestations qui donnent une visibilité collective aux créateurs ivoiriens. Elle figure notamment parmi les stylistes présentés à l’Afrik Fashion Show, aux côtés de Pathé’O, Gilles Touré et Michèle Yakice.
Son parcours rappelle que l’histoire de la mode ivoirienne ne se limite pas à celle des créateurs formés dès le départ pour exercer ce métier. Elle comprend aussi des personnalités qui, venues d’autres professions, ont construit une seconde carrière et enrichi le paysage par des références différentes.



