Michèle Yakice, créer une maison et former une relève

Une professionnelle de la production
Connue sous le nom de Michèle Yakice, Yapo Akichi Alice se forme au stylisme et au modélisme à Paris. En 1975, elle occupe un poste de directrice de production dans une maison de couture, avant de s’installer à son compte en 1982. Son entrée dans le métier passe donc par une connaissance de la fabrication autant que par le dessin.
Cette expérience de production est importante. Elle rappelle qu’une collection ne se résume pas à une idée : elle nécessite des méthodes, une organisation et des compétences qui permettent de transformer un projet en vêtements réalisables.
La transmission comme prolongement de l’atelier
En 1998, Michèle Yakice crée l’École internationale de formation professionnelle qui porte son nom. Implanté à Abidjan, l’établissement propose des formations en stylisme, modélisme et couture, mais aussi dans des domaines comme le tissage, la teinture, la coiffure et l’esthétique.
La démarche répond notamment au souhait de transmettre un métier à des jeunes en difficulté ou sortis du système scolaire. L’école développe également des programmes d’insertion et de formation en partenariat avec différents organismes. La formation ne constitue donc pas une activité périphérique : elle devient une composante majeure de son action.
Au-delà de la réussite individuelle
Le Centre des métiers Michèle Yakice, issu d’un partenariat entre son école et Comoé Capital, prolonge cette volonté de structurer l’apprentissage des métiers de la mode.
La singularité de Michèle Yakice réside dans cette articulation entre création et pédagogie. Elle signe ses propres modèles, mais travaille aussi à rendre possible la carrière d’autres professionnels. Son héritage se mesure dès lors à deux échelles : celle des vêtements produits et celle des compétences transmises.



